Invitée au panel « Femmes founders dans la tech : défis, succès et inspirations », Sati Sai a partagé son expérience auprès d’autres dirigeantes africaines déterminées à transformer le secteur technologique. Les échanges ont révélé les obstacles persistants auxquels les femmes entrepreneures doivent faire face : difficultés d’accès aux financements, faible représentation dans les secteurs techniques ou encore manque de visibilité dans les circuits d’investissement. Pourtant, ils ont aussi mis en avant leur résilience, leur créativité et leur rôle crucial dans la construction d’un numérique africain plus inclusif et plus adapté aux réalités sociales. Soutenu par le Ministère de l’Économie Numérique et de la Transformation Digitale, AfricArena, AWS Startups et plusieurs partenaires internationaux, l’évènement a rappelé l’urgence de favoriser des environnements où les femmes disposent des mêmes opportunités que les hommes. Les fondatrices africaines portent des solutions profondément ancrées dans les besoins du continent, mais elles restent encore sous-représentées dans l’accès au capital et aux structures d’accompagnement. Leur reconnaissance est pourtant essentielle pour bâtir un écosystème durable et équitable. C’est dans cette dynamique que s’inscrit Trankyl, une plateforme togolaise qui connecte particuliers et entreprises à des prestataires fiables — chauffeurs, nounous, cuisiniers, agents de nettoyage et bien d’autres. En structurant un marché encore largement informel, Sati Sai contribue à professionnaliser des métiers essentiels et à offrir de nouvelles opportunités économiques à des travailleurs souvent issus de milieux modestes. La présence de Trankyl à la GRIT illustre ainsi la montée en puissance d’entrepreneures africaines qui utilisent la technologie pour répondre à des besoins concrets, tout en redéfinissant la place des femmes dans l’écosystème numérique.
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